La dynastie des sculpteurs Goyers s'ouvre à Louvain (Belgique) avec le malinois Pierre Goyers (1753-1814) qui vint se fixer dans la vieille cité universitaire en 1772 et épousa la fille du sculpteur Colin. Sculpteur lui-même, il était professeur de modelage à l'Académie des Beaux-Arts de Louvain. Son fils Gilles ou Egide Goyers (1796-1847), professeur-adjoint de dessin à la même Académie, fut le véritable fondateur de l'atelier de sculpture louvaniste qui allait porter au loin sa réputation. Après avoir procédé à la restauration des sculptures de l'église St-Pierre et des statues de la façade de l'hôtel de ville de Louvain, il se lança résolument dans une nouvelle approche de la sculpture gothique.
Après de solides études académiques, ses deux fils Henri (1819-1888) et Joseph Alexis (1821-1885), aidés de leurs frères cadets, reprirent le flambeau et parvinrent à élever leur atelier à la dimension européenne, sous le label GOYERS FRERES qui fit leur notoriété.
C'est ainsi qu'en 1849, ils sculptèrent ce qui peut être considéré comme l'autel néo-gothique le plus prestigieux sorti de leurs ciseaux : celui de la chapelle du Saint-Sacrement dans la cathédrale St-Michel à Bruxelles. De nombreuses pièces de mobilier religieux néo-gothique furent ainsi oeuvrées  à destination de nombreuses églises et chapelles, tant en Belgique qu'en France, Pays-Bas et Angleterre. Sans renier leur art néo-gothique, ils purent également s'exprimer dans le néo-roman, le néo-renaissance, le néo-baroque voir le néo-classique.
Le curé de Banne fut donc bien inspiré de s'adresser à ces artistes renommés pour l'acquisition de sa nouvelle chaire à prêcher.